Film d’entreprise et film produit : le case study Univerre signé Arcanel
- Shams Abou El Enein

- il y a 1 jour
- 5 min de lecture
Comment filmer l’industrie sans la réduire à une démonstration froide ? Comment rendre sensible un savoir-faire technique, parfois complexe, parfois peu spectaculaire à l’image ?
Un bon film corporate ne montre pas seulement une activité. Il révèle une valeur.

Deux films pour donner forme à un savoir-faire industriel
Dans l’industrie, tout n’est pas spontanément spectaculaire à l’image. Certaines installations sont impressionnantes par leur fonction, mais pas forcément par leur apparence. Certains produits sont innovants, mais difficiles à expliquer rapidement. Et certains savoir-faire sont décisifs, tout en restant invisibles à l’œil non averti.
C’est précisément là qu’un film d’entreprise ou un film produit devient stratégique. Non pas pour simplement montrer, mais pour traduire, mettre en scène et faire comprendre.
Pour Univerre à Sierre, nous avons conçu deux films aux écritures très différentes, mais guidés par une même ambition : transformer la technicité en récit, et la précision en expérience visuelle.
Notre rôle n’était pas simplement de filmer Univerre, mais de rendre visible la valeur de ce qu’ils font.
Le premier film met en scène le Smart Packaging, une solution qui rend l’emballage intelligent grâce à la technologie RFID.
Le second est un film d’entreprise plus ample, plus poétique, conçu pour révéler l’ensemble des capacités d’Univerre.

1. Le Smart Packaging, ou l’art de rendre l’innovation tangible
Parler d’un produit innovant est une chose. Le faire exister à l’écran en est une autre.
Pour le film consacré au Smart Packaging, nous avons choisi de ne pas surcharger le propos d’explications. Nous avons préféré mettre l’usage en mouvement, en imaginant un film rapide, ludique, incarné, capable de faire comprendre l’idée presque instinctivement.
Le projet s’est construit autour de trois univers, correspondant à trois cibles. Ce choix nous a permis de montrer la souplesse du produit, sa capacité à s’intégrer dans des contextes variés, tout en donnant au film une vraie dynamique narrative.

Une mise en scène pensée comme un jeu de perspective
Nous avons travaillé des transitions vives, parfois surprenantes, où les comédiens interagissent directement avec la caméra. Certains plans ont été tournés depuis l’intérieur d’objets, comme une boîte de chocolats ou une boîte à cigares, grâce à des dispositifs fabriqués sur mesure.

Ces bricolages de tournage nous ont permis de créer des points de vue inattendus et une proximité immédiate avec le produit.

En postproduction, nous avons prolongé cette logique en ajoutant des éléments d’interface et de motion design, pour matérialiser le dialogue entre l’objet physique et l’expérience digitale.

Avec le Smart Packaging, la frontière entre monde physique et digital devient floue.
Le résultat est un film qui mêle techniques de cinéma, effets visuels, motion design, rythme musical et sound design, pour faire ressentir une promesse très simple : l’emballage ne se contente plus de contenir, il devient interactif.
Voir le film produit :
2. Un film d’entreprise pour révéler ce qui ne se voit pas tout de suite
L’autre projet réalisé pour Univerre répondait à une intention différente. Il ne s’agissait plus de mettre en avant un produit précis, mais de raconter l’entreprise dans son ensemble, ses installations, ses métiers, ses capacités.
Comment rendre cinématographique un environnement industriel dont certains espaces, comme une usine de nettoyage de verre, ne sont pas naturellement cinématographiques ? Comment trouver de la beauté, du rythme et du sens dans des infrastructures avant tout fonctionnelles ?
A - Écrire avant de tourner
Nous avons commencé par un travail de fond avec la cliente pour identifier ce qu’il fallait absolument montrer. Puis nous avons rédigé avec elle un texte de voix off, pensé comme un fil rouge poétique. Cette voix portait le film, lui donnait une respiration, une cohérence, une intention.
À partir de là, nous avons créé une maquette précise du projet, afin d’imaginer les transitions, les enchaînements, les plans, puis de construire une shot list solide avant le tournage.
Dans ce type de projet ambitieux, la qualité du film se joue bien avant le premier plan.
B - S’adapter au rythme réel du site et de l’entreprise
Le tournage a ensuite demandé une coordination fine avec les installations et les lignes de production.

Il a fallu planifier les séquences en fonction des contraintes du terrain, coordonner certains éléments spécifiques comme la disponibilité d'un camion, et s’adapter au tempo réel du site.

C - Quand la postproduction prolonge le réel
Une fois les images captées, la post-production a permis au film de prendre toute son ampleur. Le montage s’appuie sur des transitions travaillées, des effets visuels, des modèles 3D fournis par le client, ainsi que des plans tournés en studio, notamment les gouttes d’eau utilisées pour simuler l’intérieur du lavage.

Certaines séquences, comme un camion qui se transforme en dessin, ont permis de faire dialoguer le réel avec une écriture plus graphique.
D - Penser la diffusion dès la fabrication
Le film a ensuite été décliné en différents formats pour préparer sa vie sur les différents supports. Il existe plus de 16 versions du même film, pour optimiser l'expérience des différentes audiences.

Le film d’entreprise d’Univerre a été projeté pour la première fois lors de la Rentrée de l’économie valaisanne, devant 500 entrepreneurs valaisans. Il est aujourd’hui utilisé par les équipes commerciales et marketing de l’entreprise. Il a également reçu un Dauphin d’Argent à Los Angeles, dans un festival consacré aux films de commande.

Au-delà des distinctions, ces deux projets illustrent notre manière de travailler : comprendre en profondeur le sujet, chercher la bonne forme, puis articuler narration, image, rythme et design pour donner au film une vraie fonction stratégique.
Voir le film entreprise :
Ce que ces deux projets disent de notre méthode
Même si ces deux films sont très différents dans leur forme, ils reposent sur une même logique de travail.
Avant de chercher la bonne image, il faut comprendre le sujet, ses enjeux, ses cibles et ses contraintes. C’est particulièrement vrai dans les secteurs industriels, techniques ou B2B. Ensuite, il faut trouver une écriture adaptée au fond. Pour le film d’entreprise d’Univerre, nous avons choisi une approche plus poétique, structurée par la voix off. Pour le Smart Packaging, nous avons privilégié le rythme, l’interaction et la démonstration vivante.
Dans les deux cas, notre rôle n’était pas simplement de filmer Univerre, mais de rendre visible la valeur de ce qu’ils font. Cela passe par une articulation précise entre réel, design, rythme, effets visuels, motion design et sound design, toujours au service d’un objectif clair : faire comprendre, faire ressentir et faire mémoriser.
Pourquoi investir dans un film d’entreprise ou un film produit aujourd’hui
Pour une PME, une entreprise industrielle ou une marque technique, un bon film peut remplir plusieurs fonctions à la fois. Il peut clarifier une offre complexe, renforcer l’image de marque, crédibiliser un savoir-faire, aider les équipes commerciales, soutenir le marketing digital et créer un contenu durable, capable d’être décliné dans le temps.
Un film corporate bien pensé ne sert pas uniquement à montrer une activité. Il permet de mieux raconter ce qui distingue réellement une entreprise. Quant au film produit, il devient un accélérateur de compréhension et de désidérabilité, surtout lorsque l’innovation doit être rapidement comprise par des publics différents.
Chez Arcanel, nous aimons justement les sujets qui demandent plus qu’une simple captation. Nous aimons les projets qui bénéficient d’un vrai travail de narration et de mise en scène.
Vous avez un produit complexe, un savoir-faire technique ou une activité difficile à montrer ? C’est précisément là que l’audiovisuel peut devenir un levier stratégique.


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